19/06/2015

Test résistance en Ni200 sur « MOD Full méca »

Suite aux remarques sur le courrier envoyé par l’Aiduce à KangerTech au sujet de leur future résistance de 0.15 Ohm pour le SubTank, nous affirmant que les dires de l’association n’étaient pas logiques au vu des propriétés physiques du nickel, un vapoteur a voulu vérifier et réaliser les tests nécessaires.
En effet, certains affirment que l’utilisation d’une résistance ayant comme composé le Ni200 (Nickel) est impossible sur un « MOD full méca » (pas d’électronique, pas de soudure, tout est mécanique), car selon eux, la résistance fondrait instantanément  lors de l’appui sur le switch.
Nous nous sommes donc interrogés sur la température de fusion des différents matériaux utilisés pour fabriquer la résistance (fil résistif).
Pour le kanthal A1, la T° maximal d’utilisation avant rupture est de 1400°C.
http://www.kanthal.com/en/products/material-datasheets/wire/resistance-heating-wire-and-resistance-wire/kanthal-a-1/
Pour le Ni200, la T° maximal d’utilisation d’environ 1440°C.
http://www.nickel-alloys.net/commercially_pure_nickel.html
Partant d’une discussion sur la page FB de la Communauté Aiduce (https://www.facebook.com/groups/546267998843651/) sur l’intérêt d’alerter les utilisateurs quand à l’utilisation hasardeuse de cette future résistance de 0.15ohm, un adhérent a voulu réalisé le test (en toute sécurité bien entendu).
Pour ce faire, il a monté une résistance de 0.16 Ohm en Ni200 de 0.25 mm de diamètre de fil sur un dripper.
res-ni200-01-r
L’expérience est faite avec un accu pouvant délivrer 40A pendant une dizaine de secondes.
Ci-dessous on fait feu a sec, c’est à dire en condition de « dry burn » :
res-ni200-02-r
Test d’appui pendant 1 seconde, la résistance tient.
Test d’appui pendant 2 secondes, la résistance tient.
Test d’appui pendant 3 secondes, la résistance finit pas se casser.
Ce montage ne résiste donc pas à un « dry burn » de plus de trois secondes avec un accu plein (4.2V) pouvant délivrer le courant nécessaire.
Notre testeur a refait la même résistance en mettant cette fois-ci du coton et en l’imbibant de liquide.
Il a appuyé sur le switch un peu plus de 10 secondes et le coton a commencé à prendre feu, ainsi que le liquide, mais la résistance est restée opérationnelle et n’a pas cassé comme lors du test en « dry burn ».
On lui a ensuite demandé de souffler sur la résistance pendant la mise à feu du switch pour simuler un flux d’air sur la résistance, afin de se rapprocher un peu plus des conditions d’utilisation normales.
Ni le coton, ni le liquide ne brûle dans ces conditions. La résistance reste opérationnelle et n’a toujours pas fondue malgré les 20 secondes de chauffe subies par ces 2 dernières expériences.
La conclusion est sans appel, utiliser une résistance en Ni200 avec autre chose qu’un DNA40 est donc possible et n’est pas sans risque, puisqu’on peut tirer un courant très important pendant assez longtemps pour déclencher un dégazage d’accu si celui-ci n’est pas approprié.
On a aussi demandé à notre testeur de faire le même essai avec du kanthal en 0.25. Il n’a pu faire qu’une résistance de 0.35 ohm (il n’est pas possible de descendre plus bas avec ce diamètre de kanthal), mais nous voulions tout de même savoir ce qu’il se passait avec une section de fil résistif égale à celle du Nickel utilisé précédemment.
Notre testeur fait donc son montage à 0.35 ohm avec du kanthal de 0.25 mm de diamètre.
Ce test est effectué en « dry burn »,  il appuie sur le swich et le fil résistif casse immédiatement.
test-03-r
La logique des températures de fusion est donc respectée, le kanthal fond plus vite que le nickel.
Il est donc moins adapté aux très basses résistances.

Nous avons ici la preuve que l’utilisation de résistances ultra faibles en nickel est possible avec d’autres matériels que ceux indiqués par le fabricant (DNA40) mais également que cette utilisation peut s’avérer dangereuse si pratiquée dans de mauvaises conditions avec un accu ne supportant pas ce niveau de décharge, risquant à tout moment de dégazer voir d’exploser.